Histoire des services secrets russes : La surveillance de masse dans la Russie tsariste

Le développement des services secrets de la Russie tsariste ainsi que de leurs méthodes a fortement été influencé par les évolutions subies par le pays. La façon dont la succession d’Ivan le Terrible est gérée fait que ceux qui l’ont suivi, une fois au sommet, se retrouvent en manque de légitimité. C’est surtout le cas des premiers Romanov, élus à la tête de la Russie par d’autres nobles bien plus légitimes qu’eux[1]. Pour se légitimer, il faut d’une façon ou d’une autre éliminer les fondations et les élites associées à son prédécesseur, et ce principe s’étend au sein de la dynastie elle-même.

Dans ce paradigme, les services secrets deviennent un outil parfait pour la légitimation du pouvoir personnel de chaque nouveau tsar. Ce n’est pas anodin si les services secrets sont presque toujours rattachés directement à la chancellerie du tsar. En témoigne l’expression « Слово и дело государево » (Slovo i delo gosudarevo), soit « La parole et l’action du Tsar », une phrase prononcée par quiconque prêt à témoigner ou à dénoncer un crime d’État (crime de lèse-majesté). Il s’agit d’un moyen sûr d’attirer l’attention des agents du tsarisme. En effet, à partir de 1649, ne pas dénoncer la moindre parole déplacée au sujet du tsar vaut la peine de mort.

La proximité avec le monarque fait que parfois toute la politique intérieure, dans le sens large du terme, est orientée par les hommes de ces services, dont les méthodes ne cessent de se diversifier et de se complexifier dans le seul objectif de maintenir en place l’autocratie. Le premier pas vers des services secrets plus performants est alors réalisé par Pierre le Grand.

Crimes d’État, lutte contre la corruption et contre-espionnage

Considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands tsars russes, Pierre le Grand connait pourtant des débuts très instables qui ont par la suite contribué à sa volonté de créer des services de renseignements plus professionnels et performants. Le jeune Pierre a vu de ses propres yeux l’exécution de ses oncles ordonnée par sa demi-sœur Sofia[2]. De cette confrontation pour le pouvoir avec elle et une partie de la noblesse, il ressort renforcé mais traumatisé. Une fois la totalité du pouvoir entre ses mains, il se consacre à une forte occidentalisation de la Russie, accompagnée par une modernisation économique et militaire. Les réformes de Pierre le Grand suscitent énormément de résistances, à la fois ouvertes et cachées, de la part des nobles mais aussi du peuple.

En réponse aux complots et rébellions qui secouent la Russie entre 1698 et 1705, le tsar s’appuie  beaucoup sur sa chancellerie secrète pour mener des opérations de répression. Non content de punir les insurrections, le tsar souhaite surtout les prévenir et pour cela crée l’Ordre de Préobrajenskoie[3] (ODP). Ce nouvel organe administratif a pour domaine d’activité les crimes d’État (avec le droit de juger et exécuter les suspects), la lutte contre la corruption et le contre-espionnage. Mais son plus grand atout réside dans le droit d’intervenir dans les domaines réservés de toutes les autres administrations. Dans cette configuration, toutes les activités peuvent potentiellement relever de la sécurité d’Etat. Cette approche est par la suite cultivée durant des siècles en Russie.

A la tête de l’ODP est placé le prince Romodanovski, dont le seul nom évoque la terreur chez les sujets du tsar. Il a sous ses ordres de faibles effectifs : 10 personnes seulement dans l’appareil administratif. Néanmoins ces derniers peuvent s’appuyer sur deux régiments de l’armée préférée du tsar : le Préobrajenski et le Semenovski pour réaliser les arrestations, les tortures, etc.

L’affaire la plus célèbre de l’ODP reste celle du fils de Pierre le Grand, le tsarévitch Alexei. En désaccord avec son père au sujet de ses réformes et proche de la mouvance « traditionnaliste », ce denier  fuit en Autriche où il vit sous un faux nom et sous la protection de l’Empereur. Malgré cela, il est trouvé et se fait convaincre par un agent de l’ODP de rentrer en Russie. Pierre, étant sûr que son fils est rentré seulement parce qu’il s’apprête à le renverser avec l’aide des nobles opposés aux réformes, lance tout de suite une grande investigation à propos de ce potentiel complot. Afin d’accélérer les choses en jouant sur la concurrence, une autre administration est créée pour mener l’investigation du complot : la Chancellerie Secrète[4].

Cette dernière se consacre entièrement à l’affaire du tsarévitch Alexei et son premier objectif est de décrypter les codes de communication des membres de la conspiration. C’est grâce à la torture du tsarévitch lui-même que cette information précieuse est obtenue. Etant une structure ad-hoc, la Chancellerie Secrète doit disparaitre à la fin de l’affaire du tsarévitch, mais Pierre le Grand en décide autrement en conservant les deux structures de sécurité d’Etat.

Les deux administrations seront fusionnées plus tard, en 1731, pour devenir la Chancellerie des Affaires Secrètes (CAS). Nous pouvons ici constater une tendance qui existe encore aujourd’hui : une rivalité entre plusieurs structures de l’État ayant des fonctions quasi-identiques et leur éventuelle fusion en une seule administration extrêmement puissante. Les services secrets russes connaîtront par la suite un certain nombre de ces cycles circulaires.

thisisbossi, "7621 - St Petersburg - Bronze Horseman", via Flickr, Creative Commons Attribution

thisisbossi, « 7621 – St Petersburg – Bronze Horseman », via Flickr, Creative Commons Attribution

L’administration la plus détestée de l’Empire

En  1731 la Chancellerie des Affaires Secrètes s’installe finalement à Saint-Pétersbourg de manière permanente, avec un bureau à Moscou. Son budget à l’époque était de 3 360 roubles (pour un budget total d’Etat de 8 millions de roubles). Ce budget et les objectifs fixés permettent de gonfler les effectifs pour atteindre 30 hommes dans chaque capitale[5]. A la même époque, les techniques employées se formalisent également. Ainsi, en 1754 les agents de la CAS reçoivent un guide écrit sur la façon de mener les sessions de torture des suspects. Ce document préconise des mesures adaptées à la situation avec une augmentation progressive de l’intensité des moyens appliqués.

L’emploi systématique de la torture envers tous les suspects fait de la CAS, de loin, l’administration la plus détestée de l’Empire, à tel point qu’en 1762 le tsar Pierre III se trouvé obligé de faire une déclaration sur l’abrogation de l’institution. En réalité, elle change simplement de nom et passe sous la responsabilité du Sénat[6] en tant qu’Expédition Sécrète auprès du Sénat, pour ensuite renaitre sous le règne de Catherine II.

Ainsi, un défilé des monarques en manque de légitimité sert à gonfler l’importance et la taille des services secrets, et notamment leur fonction de lutte contre les ennemis politiques. Sous l’impératrice Catherine II par exemple, la mort très suspecte de son mari Pierre III provoque l’émergence d’un certain nombre de « prétendants » qui se disent être le tsar Pierre III. C’est le genre de complot contre lesquels les services secrets doivent lutter. Le problème des révoltes paysannes occupe également une grande partie de leur temps[7].

Une première tentative de surveillance de masse

C’est pourtant sous Catherine II que les méthodes commencent à évoluer. Une plus grande importance est désormais accordée à la façon dont les services secrets, indissociables de la personne du monarque, sont perçus par la population : la torture devient une mesure exceptionnelle. C’est également par un souci d’image internationale dans une Europe des Lumières, que Catherine II interdit certaines pratiques jugées trop barbares.

Sous l’impératrice Catherine II on commence de plus en plus à utiliser la persuasion, y compris via les aumôniers des prisons qui écoutent les confessions des détenus, pour ensuite en faire des rapports pour la chancellerie secrète[8]. Du côté de l’investigation, on voit apparaitre la récolte d’informations dans les endroits publics via des agents qui ont pour mission d’écouter les conversations du peuple. La correspondance est également systématiquement ouverte et examinée grâce à la collaboration des services de la poste. Ainsi, nait une sorte de première tentative de surveillance de masse.

Malgré cette surveillance et l’omniprésence des services secrets, le règne de Catherine II est surtout marqué par la forte influence de la garde impériale, le corps militaire d’élite qui l’a aidé à prendre le pouvoir. Les complots au sein de cette garde impériale sont donc pris très au sérieux et un climat d’hostilité s’installe entre la Chancellerie des Affaires Secrètes et ce corps militaire d’élite. Catherine II espère contrôler ainsi les pouvoirs politiques croissants de la garde impériale qui « fait les tsars »[9].

Cette opposition entre les services secrets et l’armée s’accentuent lors de l’expédition italienne du général Souvorov en 1799. Au cours de cette campagne militaire le général lui-même ainsi que les officiers sont surveillés par la Chancellerie des Affaires secrètes afin qu’ils ne soient pas « contaminés » par des idées révolutionnaires des troupes françaises auxquelles ils s’opposent[10].

Surveillance intérieure des intérêts étrangers et de l’opinion publique

Sur le front intérieur, la lutte contre les espions de la France impériale devient peu à peu une priorité en vue d’une confrontation inévitable avec Napoléon. Dans les archives de l’administration russe on trouve des informations sur au moins 60 espions français documentés entre 1810-1812 (mais pas toujours arrêtés[11]). Bien évidemment tous les ressortissants français résidant en Russie à l’époque sont mis sous surveillance étroite et tout le contenu de leur correspondance est scrupuleusement analysé. Les efforts des agents français sont surtout concentrés sur le financement des cercles d’opposition à l’absolutisme et sur le sabotage de l’armée russe.

Juste avant la confrontation directe avec la France, les renseignements militaires sont de plus en plus sollicités de part et d’autre. Ainsi ils réussissent en 1812 à faire tomber entre les mains des Français des « plans du haut commandement militaire russe » : une opération de désinformation parfaitement réussie, qui permet aux troupes russes de se replier en bon ordre.

Toutefois, en voulant à tout prix lutter contre la menace napoléonienne, le tsar Alexandre Ier crée plusieurs administrations doublons sous la responsabilité des différents ministères. Cela conduit progressivement à une désorganisation globale et une baisse de la qualité des services.

Dans la lutte contre les ennemis politiques une relative innovation apparait durant cette période : si surveiller l’opinion publique n’est plus suffisant pour le tsar, il faut l’influencer et la tester. Pour cela des agents provocateurs sont envoyés dans des lieux publics afin de lancer des rumeurs ou de faire des déclarations anti-tsaristes dans le but de dénicher des opposants potentiels. C’est également durant cette période qu’on commence à observer des infiltrations actives et méthodiques des « clubs » d’intellectuels afin de mieux les surveiller, ou même d’orienter leur pensée[12].

Cette volonté du contrôle s’étend même au-delà des sections traditionnelles de la société. Ainsi, des hommes au service de l’Etat infiltrent progressivement le monde du crime organisé et les prisons afin d’avoir une meilleure connaissance du monde « souterrain »[13].

Nouvelles organisation et doctrine des services secrets

Malgré ces innovations, les services secrets décentralisés d’Alexandre Ier s’avèrent incapables d’empêcher le soulèvement de décembre 1825 (l’insurrection décabriste, un soulèvement d’officiers opposés à l’autocratie russe). A la suite de ces événements, un rapport est publié par Benckendorff, un militaire vivement intéressé par les questions de sécurité intérieure. C’est à la suite de ses recommandations que se crée finalement la Troisième section de la Chancellerie Impériale qui allait exister de 1825 à 1881. Comme c’était déjà le cas au XVIe siècle, cette nouvelle police était rattachée directement à la chancellerie du tsar.

Les nouveaux services sont organisés en quatre départements :

  • Le premier département s’occupe de la répression politique.
  • Le second département s’occupe des sectes dissidentes telles que le Raskol ou les Khlysts, du faux-monnayage, de la gestion des forteresses Pierre-et-Paul et Chlisselbourg ainsi que de la répartition des effectifs et des responsabilités entre les départements.
  • Le troisième département surveille les étrangers résidents en Russie, la situation politique, les partis révolutionnaires ainsi que les organisations de pays étrangers.
  • Le quatrième département s’occupe des paysans, du commerce et des foires, de la surveillance des frontières ainsi que la corruption des fonctionnaires.
  • Un cinquième département est créé par la suite : il est chargé de la censure, qu’elle soit littéraire ou des pièces de théâtre (c’est ce département qui est chargé de surveiller les artistes russes comme Pouchkine et les autres intellectuels comme Tchernychevski)

Si cette nouvelle administration est extrêmement centralisée, pour la première fois dans l’histoire de l’Empire, des agences se trouvent toutefois sur tout le territoire de l’Empire. Ce maillage en réseau lui permet de surveiller l’ensemble du territoire afin de mieux encadrer les trois principales menaces désignées dans le rapport de Benckendorff.

La triade qui pouvait faire tomber le tsarisme se présente ainsi : la jeunesse noble et les intellectuels imprégnés des idées révolutionnaires  (la plus grande menace au régime), les paysans rattachés à leurs maîtres et à la terre qui formaient 85% de la population, et le mouvement ouvrier naissant.

Une stratégie adaptée est choisie pour contrôler les trois menaces. Afin d’empêcher la progression des idées révolutionnaires dans la noblesse, un embargo sur tous les ouvrages étrangers considérés comme révolutionnaires est mis en place et soigneusement appliqué.  Le mouvement ouvrier devient quant à lui un laboratoire d’essais pour la stratégie de lutte préventive[14].

Sous l’influence de Benckendorff les premières lois qui régissaient le travail dans les usines sont publiées en 1835 et une commission pour l’étude de la question ouvrière est créé. Une approche systémique usant à la fois de la prévention, de la surveillance de masse et d’une répression extrêmement brutale est progressivement mise en place par Benckendorff[15].  La proximité des services secrets avec le chef de l’Etat et l’omniprésence des agents dans toutes les autres administrations leur donne la possibilité d’influencer véritablement toute la politique du pays.

La nouvelle doctrine vise à couper à la racine toute contestation possible de l’absolutisme des Romanov, même si cette racine se trouve en dehors du sol russe. Une importante émigration russe, composée surtout des nobles, est dispersée sur tout le territoire européen. Souvent, les critiques les plus actifs du régime tsariste se trouvent à l’étranger. Ils poursuivent leur opposition depuis l’Europe entière, à travers la publication de pamphlets et de journaux révolutionnaires.

Afin de mieux surveiller ces opposants une coopération avec des pays comme l’Autriche et la Prusse est établie, notamment pour surveiller les révolutionnaires polonais[16]. Ces accords restent bien évidement secrets. Non contente de surveiller l’immigration politique russe, la Chancellerie commence également à s’intéresser à la situation politique en Europe afin d’aider les partis et mouvements politiques pro-russes[17]. Toutes ces méthodes permettent à la Russie d’éviter les révolutions et les contestations qui secouent l’Europe de 1830 à 1848.


Progressivement, les points faibles de ce dispositif se manifestent à la deuxième moitié du XIXe siècle. La surveillance de masse de la population devient de plus en plus compliquée et certains excès sont commis. Ainsi, la surveillance des ministres et des membres de la famille royale n’a apportent rien à la sécurité de l’Etat.

Une surveillance de telle ampleur crée inévitablement une énorme quantité de documentation que l’administration réduite (70 personnes environ) n’est pas en mesure de contrôler et de traiter de manière efficace (30 000 dossiers actifs en 1869)[18]. Cette documentation non-traitée et mal classée pose un véritable problème de sécurité. Ainsi, un certain Kletochnikov, membre de l’organisation révolutionnaire « Narodnaya Volya » peut passer trois ans au sein de la chancellerie en tant qu’employé, ce qui lui permet de saboter le travail des forces de l’ordre à maintes reprises.

Noyée par l’information, la Chancellerie n’est pas en mesure d’empêcher les nombreuses tentatives d’assassiner le tsar Alexandre II. Malgré les réformes annoncées par le pouvoir, la bataille pour l’opinion publique ne peut être gagnée. L’assassinat du tsar Alexandre II met définitivement fin aux réformes et démontre l’échec de cette stratégie de petites réformes libérales accompagnées de grandes promesses.

Face à la vague d’attentats révolutionnaires, certains cadres dirigeants de la Troisième Chancellerie comprennent qu’il est impossible de gagner la guerre contre les terroristes par la force. Néanmoins leur proposition de campagne de « contre-propagande » royaliste dans les milieux ouvriers et la création d’associations pro-tsaristes est rejetée au profit d’une augmentation des effectifs d’agents « infiltrateurs ». Une tactique qui s’avère inefficace face à une structure hautement décentralisée en réseau des organisations révolutionnaires russes. Ce mauvais choix tactique va précipiter les événements révolutionnaires de 1905 et de 1917.


[1] L. MOROZOVA, Mikhail Federovich, Questions d’histoire, Moscou, 1992, №1. P. 32-47

[2] S. SOLOVYIOV, L’histoire de la Russie depuis l’antiquité. Тome 13. Du règne de Fyodor Alekseevitch, aux troubles du 1682, Folio, 2001.

[3] Du nom du village militarisé près de Moscou où Pierre passe son enfance. L’un des régiments d’élite de l’armée russe porte encore le nom de Preobrajenski.

[4] P. BUSHKOVITCH, Peter the Great: The Struggle for Power, 1671-1725, Cambridge university press, 2001.

[5] Saint-Pétersbourg étant la première capitale de l’Empire et Moscou la « deuxième ».

[6] Le Sénat dans l’Empire russe n’est pas une institution représentative avec des pouvoirs législatifs, il s’agit plutôt d’un organe administratif dont les membres (10 au total) sont nommés directement par le tsar pour gérer les affaires du pays en son absence ou lorsqu’il n’a pas le temps de s’en occuper directement.

[7] A. KOLPAKIDI, A. SEVER, Les services secrets de l’Empire russe, Moscou, 2010.

[8] A. KOLPAKIDI, A. SEVER, Les services secrets de l’Empire russe, Moscou, 2010.

[9] Après la mort de Catherine II, ce sont les membres de la garde impériale qui étrangleront son fils, le tsar Paul Ier pour mettre Alexandre Ier sur le trône.

[10] A. SHISHOV, Généralissime d’un grand Empire, 2005.

[11] A. KOLPAKIDI, A. SEVER, Les services secrets de l’Empire russe, Moscou, 2010.

[12] A. NEMZER, Les mémoires des Décabristes (compilation), Moscou, 1988.

[13] M. GERNET, Le monde criminel Moscovite, 1989.

[14] D. POSLESLOVSKI, Vers un droit de travail. Les syndicats en Russie. 1987.

[15] G. BIBIKOV, Benckendorff et la politique de l’Empereur Nicolas Ier, 2009.

[16] G. ALEKSUSHINE, L’histoire des forces de l’ordre de Russie, 2007.

[17] A. KOLPAKIDI, A. SEVER, Les services secrets de l’Empire russe, Moscou, 2010.

[18] R. HINGLEY, The Russian Secret Police: Muscovite, Imperial, and Soviet Political Security Operations, 1970.

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