De l’importance de comprendre l’Iran

« Ne révèle pas à ton ami tous les secrets que tu possèdes. Que sais-tu s’il ne deviendra pas un jour ton ennemi ? Et ne cause pas à ton ennemi tout le mal que tu peux lui faire : il est possible qu’un jour il devienne ton ami. »[1]

Officiellement la France célébrait pour l’année 2015 la culture de Singapour et de la Corée. Officieusement c’est l’Iran qui se trouvait sur toutes les lèvres. Actualité internationale oblige, politiciens, experts et universitaires ont épuisé tweets, encre et salive pour donner leur avis sur le nouveau statut à accorder à l’Iran parmi le très respectable concert des nations. Et parce que l’élite de la société française s’imagine imprégnée du Savoir, il n’était pas rare d’intercepter au détour d’une ruelle des bribes de conversations entre honnêtes gens se targuant de bien connaître l’Iran, eux ! Des cendres de ce « débat national » se sont formées deux écoles.

A gauche les « néo-orientalistes », moins touchés par les essences enivrantes de la culture iranienne qu’influencés par des œuvres cinématographiques et littéraires, portails ouverts vers la bien-pensance et transformées en véritable outil marketing charmeur d’Occidentaux[2]. Ceux-ci sont sensibles aux vers mystiques de Rûmî mais en général ignorant de la mécanique théorique propre aux relations internationales. Ils voient dans l’Iran le nouvel allié naturel de la France au Moyen-Orient, outrés par le comportement des partenaires classiques de Paris, l’Arabie Saoudite en tête. A droite les néoconservateurs, intimement persuadés de reconnaitre dans les traits de la jeune République islamique des relents d’impérialisme perse et une prédisposition pour la guerre. Ceux-là au contraire appuient leur argumentation sur des certitudes géopolitiques inébranlables.

Quel camp choisir alors ? Ami ou ennemi ? Le problème doit-il s’imposer en ces termes manichéens ou s’ouvrir sur une réflexion dépassionnée et réfléchie ? Le bon citoyen comprendra aisément que toute problématique ayant trait à l’Iran et donc par voie de conséquence au Moyen-Orient nécessitera une analyse profonde, loin du dualisme pré évoqué. Et quand bien même une telle analyse aurait été brillamment menée, rien ni personne ne pourrait assurer le succès de l’entreprise, tant « au Moyen-Orient, il ne s’agit pas de comprendre mais de sentir les choses », s’amusait jadis à philosopher le général de Gaulle.

Pour autant faire preuve de rationalité lorsque l’on veut évoquer l’Iran s’avère être un prérequis primordial. Si l’Histoire a décidé de redonner à cet Etat son quart d’heure de gloire, il est important de porter un regard critique sur ce moment et d’en exploiter tout son potentiel, comme toute bonne politique publique française soumise à obligation de « résultat » saurait le faire. « Traiter » le retour de l’Iran au premier plan de la scène internationale revêt en effet une opportunité tant pour la diplomatie française que pour raviver l’espoir d’un apaisement des tensions dans une région en perpétuelle tourmente, référence à l’ouvrage de William Mark Habeeb[3]. Ainsi les dirigeants français seraient bien avisés de renouer avec une certaine forme de realpolitik et de se plonger à nouveau (ou pour la première fois) dans les travaux de Aron, Mearsheimer ou Waltz. Ils comprendraient certainement alors que dans le monde anarchique des relations internationales, il n’est pas question d’ami ou d’ennemi, mais d’Etats souverains amenés selon les contextes à coopérer ou à se concurrencer. La communauté internationale ne doit pas être considérée comme une cour de récréation où les amitiés se font et se démettent selon les caprices des uns et des autres.

thierry ehrmann, "thierry Ehrmann : le vrai visage d'Hassan Rohani IMG_9844", via Flickr, Creative Commons Attribution

thierry ehrmann, « thierry Ehrmann : le vrai visage d’Hassan Rohani IMG_9844 », via Flickr, Creative Commons Attribution

Un pragmatisme donc qui serait bon de s’accompagner d’un rapide examen de conscience. En effet l’exécutif se serait trouvé bien avisé de sonder le fond de son âme avant de bomber le torse et de s’affirmer comme l’acteur qui ne ferait aucune concession lors des négociations avec Téhéran autour de la question nucléaire à l’été 2015. Chaque lecteur est au fait des accointances entre Paris, Riyad ou Doha et il est inutile de rappeler ici les enjeux que ces liaisons dangereuses impliquent. Il est tout de même important de noter une nouvelle fois avec regret que la mort d’au moins 129 citoyens sur le sol national n’est pas à même de calmer l’appétit de l’Elysée en pétrodollars. Business is Business.

L’objectif ici n’est pas de dépeindre l’Iran comme un Etat immaculé mais, de la manière la plus neutre (bien que selon Bourdieu cela ne soit pas possible) et la plus académique qui soit, essayer de rétablir une part de vérité à son sujet. Cela car de trop nombreuses aberrations ont été proférées à ce jour. Or les conséquences des erreurs de jugement des Occidentaux depuis près d’un siècle sur de nombreuses situations au Moyen-Orient ainsi que la violation par ces derniers de la souveraineté de certains régimes ont conduit la région dans un marasme dont elle ne peut s’extraire seule aujourd’hui. Eviter de reproduire avec l’Iran ce qui a été fait avec l’Irak, l’Afghanistan ou la Libye ne serait ainsi pas du luxe. Mais cela également car en faisant de l’Iran un partenaire respecté et non un paria à isoler, la France et a fortiori l’Occident se doteraient d’un levier sans commune mesure afin de mener dans la région une politique à visée stabilisatrice et sécuritaire. Une mission que tente de relever ce court article qui bien que synthétique s’évertuera à proposer en des termes clairs des éléments de réflexion afin que le lecteur puisse se forger un nouvel avis éclairé sur le statut à accorder à ce « nouvel » Iran.

Docteur Jekyll et M. Hyde

Quel est le véritable visage de l’Iran ? Doit-il être mangé à la sauce républicaine et considéré comme obscurantiste, éminemment anti-moderne et belliqueux ? Ou faut-il au contraire considérer que la République islamique est la victime innocente d’une machination américano-sioniste ? Tel le dieu Janus, l’Iran est certainement à la fois (toutes proportions gardées) l’un et l’autre.

Il faudrait alors commencer par briser le mythe de l’Iran nucléaire. « Il y a des critiques qui ne demeurent critique que le temps de n’avoir pas réfléchi » disait Paul Valéry. Le lecteur attentif aura certainement ainsi compris que, malgré l’insistance quasi quotidienne des médias à l’été 2015 sur l’importance pour la sauvegarde du régime de non-prolifération de la signature d’un accord entre l’Iran et le désormais célèbre club des « 5+1 », les véritables intérêts étaient ailleurs, quoi qu’en disent experts et diplomates. L’accord du 14 juillet serait ainsi le résultat d’âpres négociations entre personnes dès l’origine plus ou moins unanimes sur l’issue à venir. Dans un ouvrage peu connu du grand public mais pourtant source d’informations révélatrices[4], Gareth Porter y expose la manière dont, tant les Etats-Unis qu’Israël ont monté de toute pièce le récit d’un Iran volontaire d’acquérir l’arme nucléaire. Concordance des temps, lors de l’éclatement de la crise en 2002, les neocons du Pentagone étaient déjà lancés tête baissée dans leur « entreprise » moyen-orientale tandis que Tel Aviv était aux prises avec la seconde intifada palestinienne. Téhéran devenait par voie de conséquence le bouc émissaire parfait. L’analyse mériterait de s’attarder plus en détail sur les preuves de « l’innocence » iranienne mais le format de cet article ne le permettant pas, il est ainsi recommandé de se référer aux références bibliographiques.

C’est la stratégie expansionniste/néo impérialiste de l’Iran qu’il faut ensuite déconstruire. Certes la République islamique est toujours révolutionnaire en ce sens qu’elle continue de s’opposer farouchement à l’ordre international façonné par les Etats-Unis au lendemain de la Guerre froide. Mais ce que semblent oublier de nombreux analystes est que l’Iran est un Etat extrêmement fragile. En un peu plus de cinquante ans, le pays aura connu une invasion (soviétique), une révolution, une guerre de huit ans et une dégradation progressive de son économie. Thierry Kellner et Mohammad-Reza Djalili ont pour leur part parfaitement senti l’état de faiblesse de l’Iran. Pour les deux auteurs, « l’Iran est plus une ‘‘puissance par défaut’’ qu’une véritable puissance »[5]. Ce n’est en effet pas l’Iran qui est intervenu militairement dans l’Irak voisin pour y faire grandir son influence. Ici Téhéran ne fait que profiter du vide politique laissé par la désastreuse campagne américaine. Ce n’est pas non plus l’Iran qui est à l’origine de la création du Hezbollah mais bien plus fondamentalement l’invasion israélienne du Liban. Ce n’est pas enfin l’Iran qui a déstabilisé le Yémen mais l’insurrection des Houthis contre le gouvernement Hadi. Il serait alors plus opportun de comprendre la stratégie iranienne comme avant tout stratégie de défense du territoire national. Balloté à l’intérieur (antécédent de la révolte postélectorale de 2009) et encerclé à ses frontières par un monde majoritairement sunnite et mieux armé que lui, un Iran en plein marasme économique a certainement d’autres intérêts que la conquête manu militari d’un « arc chiite » (qui ne correspond par ailleurs à aucune réalité politique ni religieuse) allant du Liban au Yémen.

Il serait toutefois malvenu et malhonnête de nier que, compte tenu du chaos régnant dans la région et de la perte croissante d’influence des champions régionaux classiques (Arabie Saoudite, Turquie et Egypte), l’Iran ne poursuive pas le dessein de devenir le nouvel acteur incontournable de la région. La signature de l’accord du 14 juillet, camouflet à l’égard d’Israël, semblerait indiquer un certain alignement des planètes en la faveur de la République islamique. Après tout même le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, en évoquant les principes de la politique étrangère de l’Iran ne cache pas ses ambitions pour son pays : « Etant donné son important territoire et sa position géographique unique le long de la route entre Orient et Occident, l’Iran, depuis l’antiquité, a jouit d’une position prééminente dans la région et au-delà »[6]. Il s’avèrerait également que l’atout principal de Téhéran dans le contexte actuel pour avancer ses pions hors de ses frontières serait la carte terroriste. Il n’est de secret pour personne que le régime poursuit depuis sa naissance des activités de sponsoring du terrorisme dans le double but d’exporter la révolution et de s’affirmer comme leader de la lutte contre Israël. Djihad islamique, Hamas et Hezbollah seraient ainsi parmi les plus illustres agents de l’Iran à l’étranger, soutenus par le tentaculaire VEVAK (service de renseignement) et les incontournables Gardiens de la Révolution. Une expertise du terrorisme qui fait de l’Iran l’un des acteurs les mieux à même de combattre l’organisation de l’Etat Islamique en Irak, Syrie, et Dieu sait où encore…

Téhéran, nouveau carrefour du Moyen-Orient

Reconsidérer l’Iran comme un partenaire légitime est une question de bon sens politique dont Paris ferait bien de se saisir. En déplacement à Téhéran au lendemain de la signature de l’accord sur le nucléaire, la « délégation Fabius » semblait plus intéressée par les perspectives séduisantes du marché iranien que par l’opportunité historique offerte à la diplomatie française de jouer un rôle de tout premier plan dans la mutation du Moyen-Orient. Il faut dire qu’entre l’ancien Premier ministre et l’Iran, c’est en quelque sorte chat noir contre chat blanc. Fermeté sur le dossier nucléaire, soutien à l’Irak de Saddam Hussein lors de la Première Guerre du Golfe ou encore exportation de sang contaminé vers l’Iran sont autant de griefs retenus par la frange la plus conservatrice de la République islamique à l’encontre de Laurent Fabius. Il est temps pour « Hollande l’Africain »[7] de revêtir un autre costume, de signaler à son ministre des Affaires étrangères la fin de la récréation et de doter la France d’une stratégie vertueuse pour le Moyen-Orient.

Il faudrait être dépourvu de tout discernement pour ne pas saisir le rôle primordial de l’Iran dans la refonte à venir de la région. Beaucoup ont déjà parlé et écrit sur l’importance de l’impliquer dans le processus de paix en Syrie et de reconnaître sa capacité à combattre le terrorisme de Daesh. Mais ce qu’a à proposer à l’Iran est bien plus important. Quel autre pays au Proche et Moyen-Orient est capable de montrer autant de stabilité que lui ? L’Arabie Saoudite, l’éternelle rivale ? La fragilité de son modèle d’Etat-nation, son impuissance militaire au Yémen malgré des moyens conséquents mis en jeu et enfin l’étiolement de son lien indéfectible avec le parrain américain sont autant d’indicateurs que le règne du roi Salmane pourrait être plus mouvementé que celui de son prédécesseur. L’Egypte ? Les folies dépensières du maréchal Abdel Fattah al-Sissi – bien qu’elles fassent du bien à Bercy – ne doivent pas occulter les difficultés que rencontrent le pays, encore titubant suite au coup d’Etat militaire du 3 juillet 2013. La Turquie enfin ? Le costume était taillé pour elle mais l’actualité récente est venue ruiner ses espoirs de médiateur et de gendarme régional. Tant que M. Erdogan n’aura pas réglé sa « question kurde », la Turquie ne pourra espérer à nouveau renouer avec son passé glorieux.

Il sera alors rétorqué candidement que l’économie iranienne est au plus bas, qu’Hassan Rohani n’a su inverser la tendance héritée de son prédécesseur Mahmoud Ahmadinejad. En effet si en 2014 la croissance iranienne a rebondie pour atteindre 2,2%, cela est insuffisant pour le développement de près de 80 millions de personnes. De plus l’économie reste fortement dépendante de la rente pétrolière et le taux de chômage, oscillant vraisemblablement autour de 20%, reste un élément fort de pression sur l’équipe dirigeante. Il sera également rétorqué que l’Iran doit faire face à des externalités environnementales sans précédent (pollution, sécheresse) qui auront forcément des conséquences lourdes pour son économie.

Tout cela est vrai. Mais la force de l’Iran en tant qu’Etat-nation fort n’en est pas moins vraie. Les perspectives de développement qui lui sont ouvertes par le dégel de ses avoirs et la levée des sanctions internationales pensant à son encontre sont bien réelles elles aussi. Enfin la modernisation en cours de l’appareil militaire iranien ne doit pas être occultée[8], a même titre que la force de projection sans égale dans la région des combattants pasdaran emmenée par l’incontournable Qasem Soleimani, élevé à l’école de la guerre contre l’Irak.

Le nouveau rôle de l’Iran au Moyen-Orient

Lorsque il est question de l’Iran, il automatiquement question pour tout esprit rêveur à la Perse antique. La religion de l’Empire, avant la domination de l’Islam, était le zoroastrisme. Cette dernière était fondée sur le principe d’opposition entre le Bien et le Mal, entre la nuit et la lumière. Penser l’Iran aujourd’hui n’est pas aussi simple ni spirituel.

Si la République islamique passionne, et ce quelque fois malgré elle, son irruption récente au premier plan de la scène moyen-orientale doit être cependant analysée de façon raisonnée et pragmatique. S’il est vrai que d’un point de vue français il est délicat de faire abstraction du côté sombre du régime (soutien au terrorisme, libertés politiques et civiles bafouées), il est important de se rendre compte de l’importance du nouveau rôle de l’Iran au Moyen-Orient.

Sortir d’une stratégie ne reconnaissant que ses partenaires économiques (Arabie Saoudite, Qatar) pour adopter une vision plus pragmatique pourrait permettre à la France de s’affirmer comme chef d’orchestre de la reconfiguration régionale à venir. Parier sur l’Iran, c’est surtout une vision. Hassan Rohani, l’actuel président, ainsi qu’Hachemi Rafsandjani seront les têtes de proue du camp « modéré » aux élections (26 février 2016) pour le prochain renouvellement de l’Assemblée des experts, organe chargé de désigner à la mort d’Ali Khamenei le prochain Guide. Pour nombre d’analystes, une percée des « pragmatiques » à l’Assemblée ne serait pas à exclure. Si cette tendance devait se confirmer, ce serait le signe incontestable d’une ouverture politique de l’Iran. La France pourrait se servir de ce moment historique pour entre autre ramener iraniens et israéliens autour de la table des négociations. Un petit pas pour la diplomatie française, un grand pas pour la paix au Moyen-Orient.


[1] SAADI, Le jardin des roses, Paris, Albin Michel, 2008, 256 pages.

[2] Bien que la manière dont ces œuvres sont parfois reçues par le public puisse être critiquée, cela ne remet aucunement en cause la qualité de certaines de ces dernières ainsi que l’incroyable effort pédagogique de leur auteur. Il faut alors citer le film Taxi Téhéran réalisé par Jafar Panahi ou encore l’ouvrage et Prix Goncourt 2015 Boussole de Mathias Enard.

[3] HABEEB (W.-M), The Middle East in Turmoil, Santa Barbara, Greenwood, 2012, 229 pages.

[4] PORTER (G.), Manufactured Crisis, Charlottesville, Just World Books, 2014, 310 pages.

[5] DJALILI (M.-R) ; KELLNER (T.), article « Iran : désire d’empire ? », site internet du journal Libération, 27/04/2015.
http://www.liberation.fr/monde/2015/04/27/iran-desir-d-empire_1272145

[6] Tribune « What Iran Really Wants » de Mohammad Javad Zarif, site internet Foreign Affairs, Mais/Juin 2014
http://www.foreignaffairs.com/articles/iran/2014-04-17/what-iran-really-wants

[7] En référence à l’ouvrage de Christophe Boisbouvier.

[8] Article « More planes, more missiles, more warships: Iran increases its military budget by a third », site internet Al Monitor, 13/07/2015.
http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2015/07/khamenei-orders-increase-military.html


Bibliographie indicative

COVILLE (T.), « Iran : quelles perspectives économiques et commerciales ? », Diplomatie, n°70, 2014, pp. 59-63.

GAUVRIT (E.), « Les forces armées conventionnelles de l’Iran : Etat des lieux », Outre-Terre, n°28, 2011, pp. 109-139.

GHANNAD (H.), Identité et politique extérieure de l’Iran, Paris, Studyrama, 2013, 365 pages.

KHAN (S.), Iran and Nuclear Weapons, New York, Routledge, 2010, 169 pages.

LOUER (L.), « Déconstruire le croissant chiite », Revue internationale et stratégique, n°76, 2009, pp. 45-54.

Rapport du GRIP « La conférence sur une zone exempte d’armes de destruction massive et leurs vecteurs au Moyen-Orient », août 2013, 45 pages.

Podcast « Iran, le grand retour », Emission « Affaires étrangères », présenté par Christine Ockrent, France Culture, 18/04/2015.

Publicités

Commentez cet article

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s