Réfugiés climatiques: risques et enjeux en matière de sécurité internationale

Le mois dernier, le Népal a été durement frappé par un puissant séisme faisant de nombreuses victimes. Les secousses répétées qui touchent le pays sont dues à l’extrême instabilité de la lithosphère dans cette région du globe. A terme, celles-ci risquent d’entraîner d’importants mouvements de populations qui viendront grossir le nombre croissant des déplacés environnementaux dans le monde. En 2013, le nombre de personnes déplacées en raison de catastrophe naturelles a atteint les 22 millions, soit deux fois plus que dans les 1970. A mesure que les dérèglements climatiques et environnementaux s’amplifient, les flux migratoires intensifient. Selon, l’Organisation mondiale des migrations (OIM), d’ici à 2050, entre 200 millions et 1 milliard de personnes pourraient devoir quitter leur lieu de résidence actuel en raison des impacts liés au changement climatique.

Reprenant la thèse du dernier rapport du le Groupe International d’Experts sur le Climat (GIEC) paru à la fin de l’année 2014), les Nations Unies précisent que, ne serait-ce qu’en raison de l’élévation du niveau de la mer (possiblement un mètre d’ici la fin du siècle, selon les prévisions), 60% des 450 aires urbaines de plus d’un million d’habitants dans le monde, soit 900 millions d’individus, seraient exposées à un risque naturel élevé. Pourtant, la multiplicité des situations dans lesquelles ces migrants se trouvent, et souvent des facteurs poussant au départ, rend inapplicable aux victimes du changement climatique les catégories juridiques actuelles distinguant migrants économiques volontaires, réfugiés internationaux persécutés et déplacés internes. Si le vide juridique persiste pour cette nouvelle catégorie de réfugiés, la Communauté Internationale va se trouver confrontée à des risques majeurs en matière sécuritaire, comme l’a démontré un rapport de l’OTAN de 2007 dans lequel la dimension de risque pour la sécurité mondiale du changement climatique est mise en exergue. Les migrations forcées induites par ce changement climatique sont vues, par ce rapport, comme étant une menace sérieuse.

Les « peuples en danger » ou l’injustice absolue

Pour mesurer au mieux ces risques, il est essentiel de s’intéresser aux populations qui sont déjà directement victimes du réchauffement climatique. Selon, Christel Cournil, maître de conférence en droit public à Paris 13, rencontrée lors d’un entretien en 2013, « certains « Hot spots » commencent à être identifiés », notamment grâce à des dispositifs d’études scientifiques tels que les projets EXCLIM ou EACH-FOR. Il est important de montrer que si les impacts négatifs de ces catastrophes liées au changement climatique sur les populations sont -comme le démontrent les conclusions scientifiques- induites par des phénomènes climatiques naturels, la pauvreté, l’exclusion sociale et la marginalisation politique en sont les facteurs aggravants. Aussi, nous pouvons à juste titre parler de catastrophes socio-naturelles, puisqu’elles touchent des populations déjà à l’origine très vulnérables.

Pour Harald Welzer, directeur de recherches en psychologie sociale à l’Université Witten/Herdecke et auteur de l’ouvrage, Les guerres du Climat : pourquoi on tue au XXIème siècle :

« Les conséquences du changement climatique sont injustement réparties, parce que ceux qui en sont les principaux responsables en subissent pour autant qu’on puisse prévoir, le moins de dommages, et qu’ils ont les plus grandes chances de tirer profit de la situation. Inversement, sont le plus touchées les régions du monde qui n’ont jusqu’ici guère contribué à la somme totale des émissions causant le réchauffement. »

Vue aérienne de Funafuti, capitale des îles Tuvalu capital, Funafuti, menacée de disparaître sous les eaux, 2011 par Lily-Anne Homasi / DFAT @Flick Creative Commons

Vue aérienne de Funafuti, capitale des îles Tuvalu, menacée de disparaître sous les eaux, 2011 par Lily-Anne Homasi / DFAT
@Flick Creative Commons

Ce sont les pays les plus pauvres de l’hémisphère Sud qui souffrent les premiers des impacts liés au réchauffement de la planète: injustice criante mais réalité indéniable. Selon le PNUD (le Programme des Nations Unies pour le Développement) ces zones seraient quatre-vingt fois plus sensibles aux catastrophes naturelles. Des déplacements forcés à cause de la variable climatique ont déjà été observés dans le Sahel, en Afrique Australe, dans le sous-continent indien, l’Asie Centrale, la Chine, l’Amérique Centrale, les Andes et l’Amazonie, l’Alaska et les petites îles du pacifique comme Tuvalu. Chacune des régions citées ci-dessus, subit des conséquences différentes du changement climatique, mais toutes en souffrent considérablement. L’extrême variabilité du climat traditionnellement présente est fortement exacerbée par le réchauffement de la planète, les pouvoirs locaux souvent fragiles sont dépassés, les conditions de vie des populations locales se précarisent et les pratiques agricoles ancestrales se trouvent bouleversées.

Les choses risquent pourtant d’aller en s’aggravant, les scientifiques statuant que «  l’augmentation de la population et la croissance socioéconomique feront doubler la demande alimentaire actuelle d’ici à 2050. Pour relever ce défi dans les pays en développement, les rendements des céréales doivent progresser de 40%, les disponibilités réelles d’eau d’irrigation, de 40 à 50%, et 100 à 200 millions d’hectares de terres supplémentaires peuvent être nécessaires, principalement en Afrique Sub-Saharienne et en Amérique Latine. »

Selon les rapports du GIEC, de tels défis seront impossibles à relever. Les Etats dans lesquels vivent ces populations seront, plus encore, impuissants face à ces phénomènes. Aussi, même dans le cas où le déplacement de la population se fera en interne, c’est-à-dire de manière infra-étatique, comme cela peut déjà être le cas dans la Région du Sahel ou encore au Bangladesh, l’Etat pourra juridiquement fournir une protection mais sera impuissant face à l’ampleur de la catastrophe écologique. Cette instabilité politique renforcée est avant tout un facteur d’insécurité majeur et représente une menace pour ces populations « en danger » mais aussi pour la Communauté Internationale dans son ensemble.

L’Afrique est selon le GIEC l’un des continents les plus vulnérables au changement climatique. Le manque d’eau, la chute des rendements agricoles, les systèmes politiques instables, ou encore la pression démographique importante n’arrangent en rien les impacts déjà néfastes de ce dernier. Au contraire, cela vient intensifier les crises politiques et le phénomène de pression migratoire. La région Sahélienne est souvent décrite comme étant l’une des régions du monde les plus naturellement soumises à une variabilité extrême du climat, oscillant entre des périodes de sécheresses intenses et des périodes pendant lesquelles les précipitations sont extrêmement violentes.

Selon Patrick Gonin et Véronique Lassailly-Jacob, ces populations ont ainsi traditionnellement développé des pratiques culturelles et culturales d’adaptation à la variable climatique. La migration est traditionnellement ancrée dans les mœurs des peuples du Sahel. Toutefois, le réchauffement climatique bouleverse peu à peu les mécanismes traditionnels d’adaptation et introduit de nouveaux comportements. De plus en plus de personnes quittent la région sahélienne et nous assistons à une diffusion de cette pratique migratoire tout le long du fleuve Sénégal. L’intensité des sécheresses rend certaines terres incultivables, ce qui change de manière considérable les pratiques agro-pastorales et accroît la précarité socioéconomique des populations locales confrontées au problème du partage des ressources alimentaires, déjà traditionnellement maigres. Le projet migratoire devient alors la seule solution d’adaptation envisageable.

Au Bangladesh comme au Sahel, la variabilité climatique n’est pas une dimension inconnue, les inondations sont considérées comme étant un phénomène normal dans cette partie du continent asiatique. Le pays reçoit 92 % des eaux provenant du Tibet, du Bhoutan, de l’Inde et du Népal, cet énorme flot arrive principalement au moment de la mousson et inonde en moyenne un tiers du territoire. La population locale rurale et très pauvre s’est, elle aussi, adaptée dans ses pratiques culturelles à cette contrainte. Avec le réchauffement climatique, l’eau des fleuves monte de plus d’un centimètre par an (le Bangladesh est un pays extrêmement plat) modifiant non seulement le tracé des côtes mais induisant également un phénomène de salinisation de la terre qui détruit les cultures et rend l’accès à l’eau douce difficile.

Dans ce cas aussi, le désastre écologique est doublé d’un désastre socioéconomique : les ressources se raréfient tandis que la population augmente. De plus en plus de personnes fuient vers Dacca, la capitale du pays qui compte déjà plus de 14 millions d’habitants. Cette situation d’ores et déjà catastrophique risque pourtant de s’aggraver. Le Bangladesh Center for Advanced Studies prévoit que, si une élévation du niveau de la mer d’un mètre se produit, 20 millions de personnes seront sous les eaux et celle-ci arrivera à 100 mètre du centre de Dacca. Facteur aggravant, le Bangladesh est isolé, et n’a que deux voisins. L’Inde d’une part, qui a construit une frontière presque hermétique et le Myanmar-Birmanie de l’autre, hostile lui aussi à la migration. De plus ces deux pays sont soumis aux mêmes problématiques climatiques que le Bangladesh. La question est donc de savoir où iront les déplacés.

Les bidonvilles de Dacca où s'entasse un nombre de plus en plus important de réfugiés, eguide travel  @Flickr Creative Commons

Les bidonvilles de Dacca où s’entasse un nombre de plus en plus important de réfugiés, eguide travel
@Flickr Creative Commons

Les « réfugiés climatiques »: un véritable enjeu de sécurité pour la Communauté Internationale

Historiquement, la notion de « sécurité » renvoie à des questions de souveraineté nationale, d’intégrité territoriale et de tranquillité publique. Aujourd’hui cette notion s’est étendue au domaine environnemental et les études sur le lien entre changement climatique et sécurité se multiplient. Le rapport Solana de Mars 2008 sur les enjeux et défis de sécurité de l’Union Européenne voyait déjà le changement climatique comme un facteur multiplicateur de menaces et de risques pour la Communauté Internationale, puisque celui-ci « renforce les tendances, les tensions et l’instabilité existantes ». Les déplacements massifs et forcés de population pourraient ainsi, à terme, représenter une menace pour la stabilité mondiale.

Le tout premier enjeu de sécurité relève de la protection de ces populations déplacées, dont les besoins fondamentaux sont, la plupart du temps, insatisfaits lors du déplacement forcé puis au sein des camps dans lesquels ils trouvent refuge. Le risque de violation des droits de l’homme est grand et ces « peuples en danger » sont également exposés à des risques sanitaires majeurs. Il est vrai que l’augmentation des températures est propice à une prolifération plus rapide des maladies et les inondations quant à elles augmentent les risques de maladies infectieuses à transmission hydrique comme par exemple les cas de dysenterie au Bangladesh. En Afrique Australe selon Harald Welzer, d’ici 2100, 8 millions de personnes risquent d’être contaminées, notamment par la malaria. La raréfaction de l’eau aura également un impact significatif sur l’hygiène et la santé. Enfin, l’accès aux soins est difficile pour les populations en mouvements en comparaison avec les populations sédentaires.

Un camp de réfugiés à Sam Oujda, Darfour, 2007 par Nicolas Rost @Flickr Creative Commons

Un camp de réfugiés à Sam Oujda, Darfour, 2007 par Nicolas Rost
@Flickr Creative Commons

Si cette catégorie vient à s’accroître massivement dans un futur proche comme l’a laissé entendre l’ONU et qu’elle n’est toujours pas prise au sérieux par la Communauté Internationale, elle pourrait pourraient, par ailleurs, déstabiliser des régions du monde déjà fragiles et menacer la sécurité nationale, régionale et internationale. Dans un monde confronté aux défis climatiques, les pays voisins de ceux en conflits ou ceux ayant connus de violents conflits dans le passé sont extrêmement vulnérables à l’éclatement de nouveaux conflits. Le changement climatique pourrait à l’échelle locale attiser des conflits entre groupes pour l’usage des ressources naturelles puisqu’il aggrave leur rareté.

En Afrique, une exacerbation des tensions entre les groupes tribaux est déjà perceptible à cause du difficile accès à la fois à la terre et à l’eau. Cela provoque notamment une compétition entre les éleveurs nomades du Sahel et les paysans sédentaires du Ghana par exemple. Si ce type de conflits peut être perçu comme étant à dominante ethno-religieuse, le réchauffement climatique a un impact évident et désastreux sur une situation politico-sociale déjà catastrophique et aiguise de fait les inégalités entre communautés, notamment en favorisant les élites locales. Ainsi, un renforcement des risques alimentaires et sanitaires déstabilise les Etats vulnérables. Les enjeux d’accès aux ressources sont donc à même de provoquer d’importants conflits internes ou renforcer des tensions inter-ethniques déjà existantes.

La menace aux conditions de survie des populations est un facteur « push » et induit un processus migratoire. Au Soudan par exemple plus de 690,000 personnes pourront être amenées à partir, en Somalie, plus de 390,000 personnes pourraient être concernées par un départ. Ces processus migratoires d’ampleur pourront être à l’origine d’importantes violences. Harald Welzer parle en effet d’un risque de « conflits intérieurs violents ». Les conflits seraient liés au fait que les populations se déplacent notamment en interne- c’est-à-dire, en restant dans leur pays d’origine, afin de rechercher de nouveaux pâturages ou encore de nouvelles terres à exploiter. « C’est cela et non la détérioration écologique en elle-même qui entraîne alors des conflits ». Selon lui, « les migrations que provoquent les changements environnementaux à l’intérieur des Etats entraînent de graves conflits qui sont autant de violences causées indirectement par le réchauffement ».

De plus, ces déplacements forcés pourront multiplier le nombre de conflits transfrontaliers. En raison, par exemple de l’assèchement des cours d’eau qui constituaient à l’origine des frontières naturelles. Si des mouvements de populations franchissent ces frontières à la recherche de nouvelles terres, cela risque de développer des tensions avec les populations locales déjà installées.

La Communauté Internationale peut également craindre de voir des conflits se déclencher à cause de la menace d’un effondrement des systèmes de sécurité. Welzer prend l’exemple de Lagos, la plus grande ville du Nigéria, et l’une des plus grandes villes d’Afrique après le Caire et Kinshasa comptant 17 millions d’habitants à l’heure actuelle et dont la croissance démographique est l’une des plus importante au monde. Cette ville risque à terme une inondation partielle, or l’inondation d’une ville qui compte autant d’habitants représente une menace pour la stabilité de toute la région de l’Afrique de l’Ouest. Dans cette région du monde où les Etats sont faibles, les risques de conflits seront presque inévitables. Le Bangladesh pourrait souffrir de maux similaires. Le risque d’un conflit avec l’Inde n’est pas une option à écarter puisqu’il est possible que le pays voit un afflux important de bengalis arriver sur son territoire national. Cela représenterait de fait une menace potentielle pour la sécurité et la stabilité de la région.

Toutefois, nous aurions tort de penser que ces situations ne se produiront que dans les régions du monde en développement, déjà vulnérables. La gestion de la crise autour de l’ouragan Katrina en 2005 à démontrer que même des Etats aux infrastructures stables pouvaient être totalement déstabilisés par des phénomènes climatiques de grande ampleur entrainant des migrations forcées massives.

Des risques hypothétiquement pandémiques: facteurs d’instabilité de l’ordre mondial établi?

Ces tensions dans un premier temps « régionales » pourraient représenter une menace pour la stabilité de l’ordre mondial, tel qu’établi actuellement, dans sa globalité. Ces conflits pourraient se répandre de manière pandémique et contaminer les régions initialement non touchées en raison de l’importance des flux migratoires. Selon un rapport traitant des liens entre Environnement et Sécurité rédigé par des élèves de l’ENA de la promotion 2008, dans le cadre de la montée du niveau de la mer des problèmes de territoire pourraient apparaître. Cela risque de développer au passage des tensions importantes voire des crises diplomatiques qui pourraient s’étendre de manière pandémique. Le tracé des frontières actuel risque d’être modifié en raison de la montée des eaux et de l’érosion des côtes. Cela pourrait faire ressurgir des contestations territoriales importantes, notamment dans le cadre de la disparition de physique de l’Etat.

Il existe déjà des oppositions vives, notamment entre l’Australie et les petites îles du Pacifique : d’un côté nous avons l’un des plus importants émetteurs de GES de la planète et de l’autre des Etats qui souffrent des impacts directs du réchauffement climatique. Le sentiment d’injustice est profond, d’autant que l’Australie fait tout son possible pour éviter d’avoir à prendre des mesures d’aides: « à l’échelle régionale précisément, ce pays ne leur a pas apporté le soutien qu’ils pouvaient peut-être espérer d’un acteur incontournable de l’air Océanienne ».

Enfin, ces flux massifs de « réfugiés climatiques », mouvements migratoires internes ou transfrontaliers, risquent d’augmenter le nombre d’Etats fragiles. Un environnement dégradé rend l’autorité centrale fragile et « limite la capacité d’un Etat à faire face à des tensions politiques, économiques, sociales et environnementales ». Aussi, une fragilisation des Etats peut avoir des conséquences directes sur la gestion des tensions internes mais peut également avoir des conséquences significatives sur la sécurité internationale dans sa globalité. En plus de ces conflits internes, des foyers terroristes peuvent apparaître et donc déstabiliser non seulement la région mais également le monde dans sa globalité. A l’inverse, pour les pays les moins directement touchés le « scénario d’un repli sur soi, de la forteresse » est le plus plausible. Le risque de fermeture des frontières apparaît alors évident, et cela risque d’aggraver d’autant plus la fracture Nord/Sud déjà bien visible, renforçant au passage un profond sentiment d’injustice.


Sources bibliographiques:

« Option d’appronfondissement », groupe n°7: Environnement et Sécurité (option internationale), L’ENA promotion 2006-2008 « Aristide Briand », février 2008

Ambrosi Philippe, Hallyatte Stéphane, Changement climatique et enjeu de sécurité, documents de travail, CIRED n°03-2006

Lasailly-Jacob Véronique et Gonin Patrick, Les Réfugiés de l’environnement, une nouvelle catégorie de migrants forcés? Revue européenne des migrations internationales, vol 18 n°2/2002

Lavergne Marc, «Le réchauffement climatique à l’origine de la crise du Darfour? » Réfugiés Climatiques, migrants environnementaux ou déplacés?, Revue Tiers Monde n°204, octobre- décembre 2010

Pécourt Sophie, Protection des déplacés et Réfugiés climatiques: migrations forcées, droits de l’homme et changement climatique, Université de Genève, Certificat de Formation Continue en droits de l’homme, Décembre 2008

Welzer Haralad, Les guerres du Climats: pourquoi on tue au XXIème siècle. Paris: Gallimard, 2009 (coll. Essais)

Bangladesh, les premiers réfugiés climatiques, ARTE 16/03/2009

Entretien avec Chloé Vlassopoulo, 25/03/2013

Entretien avec Christel Cournil, 04/04/2013

Publicités

Commentez cet article

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s