Iran : divergences autour de l’inspection des sites militaires nucléaires

L’accord-cadre conclu le 2 avril entre l’Iran et les grandes puissances du groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) à Lausanne permettait de faire avancer les négociations entre les deux parties prenantes. Désormais, de nouveaux échanges visent à régler les détails techniques d’un accord définitif, censé être conclu au 30 juin prochain. Ce dernier doit garantir la nature pacifique des activités nucléaires de l’Iran et donnerait droit en échange à la levée de l’embargo international qui touche le pays depuis 2006.

Alors que la date butoir approche, de nouvelles divergences apparaissent toutefois autour de l’un des points-clés de l’accord : les mesures d’inspections et de surveillance du pacifisme nucléaire iranien. Ce dispositif, adopté à Lausanne au sein d’un vaste paquet de clauses est l’une des conditions impératives à la levée des sanctions internationales. Au nom de la souveraineté et des intérêts nationaux iraniens, le Guide suprême Ali Khamenei a cependant énoncé, le 20 mai, l’interdiction formelle d’une quelconque inspection des sites militaires par les fonctionnaires de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

En réaction, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, s’est exprimé devant l’Assemblée nationale et a rappelé les positions de la France sur le dossier :

« Il n’y aura pas d’acceptation de la France s’il n’est pas clair qu’une vérification pourra être faite auprès de toutes les installations iraniennes, y compris les sites militaires […] Sur ce point, j’aimerais que la totalité des grands pays qui discutent avec nous adoptent la position française. Oui à un accord, mais non à accord qui permettrait à l’Iran d’avoir la bombe atomique : c’est la position de la France, puissance indépendante et puissance de paix. »

Mohammad Javad Zarif, le ministre iranien des Affaires étrangères, a rejeté jeudi les exigences françaises, alors qu’il doit rencontrer à Genève ce samedi le secrétaire d’Etat américain John Kerry pour continuer les négociations sur un éventuel accord sur le programme nucléaire iranien. Les circonstances semblent donc devenir de plus en plus compliquées pour obtenir un arrangement, et ce alors qu’Abbas Araghchi, numéro deux de l’équipe des négociateurs iraniens a affirmé que ces discussions pourraient se prolonger au-delà du 30 juin. Ce que les États-Unis ont aussitôt exclu.

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