Crash de l’A 400 M Atlas : les conséquences pour Airbus

Les causes de l’accident de l’A400 M Atlas, qui s’est écrasé lors d’un vol d’essai samedi 9 mai 2015 en Espagne, sont encore indéterminées alors que les enquêteurs travaillent sur les deux boîtes noires de l’avion de transport militaire.

Tout juste sorti d’usine, et avant d’être livré à la Turquie en juin, ce modèle « Grizzly » s’est crashé alors que le constructeur européen espérait beaucoup de sa commercialisation. Cet accident est le plus grave survenu sur un nouveau modèle depuis 1988 et jette la suspicion sur le programme A400 M lancé en 2003.

Issu d’une coopération entre 7 pays (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg, Turquie), regroupés au sein de l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (OCCAr), ce programme accumule les retards et les dépassements de budget (un surcoût de plus de 6 milliards d’euros). Pour la filiaire militaire d’Airbus, Airbus Defense and Space, c’est une catastrophe qui tend à renforcer les critiques accusant le groupe de n’avoir aucune expérience dans le domaine militaire. En conséquence, l’action du groupe a perdu 3% aux bourses de Paris et Francfort lundi 11 mai.

Si 170 « Grizzly » ont été commandés, seuls 12 appareils sont en service. Les sept pays fondateurs du programme ainsi que la Malaisie ont été intéressés par le modèle mais seuls la France (6 avions), le Royaume-Uni (2 avions), la Turquie (2 avions), l’Allemagne (1 avion) et la Malaisie (1 avion) disposent d’exemplaires en état de vol, depuis la première livraison en 2013. La France et l’Allemagne attendent encore la livraison d’une cinquantaine d’appareils chacun, et plus d’une vingtaine pour l’Espagne et le Royaume-Uni.

Par mesure de précaution, l’Allemagne, la Turquie, le Royaume-Uni et la Malaisie ont choisi de suspendre les vols de ce modèle, dans l’attente des résultats de l’enquête sur le crash de Séville. Seule la France en a décidé autrement. Ainsi, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a insisté que les vols prioritaires en opération seraient, pour l’instant, encore effectués. Il a également rappelé que les six appareils A 400 M de l’armée française avaient réalisé, jusqu’à présent, près de 1 700 heures de vol sans problème.

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